Assertivité et Communication Nonviolente :

Oser dire ce qui est important pour nous.

Comment s’affirmer sans écraser l'autre ?

 

Toute personne dans son fonctionnement naturel et optimal cherche à éviter la douleur, le mal-être et la contrainte. Et pour y arriver, on peut recourir à différentes approches. Souvent on confond authenticité et responsabilité. On dit les choses comme on les interprète, comme on les sent, et comme on les juge. La Communication Nonviolente propose une démarche qui donnera la possibilité à chacun de s’exprimer clairement afin de converger vers une entente commune où chacun aura pris la mesure de ce qui est important pour l’autre.

A travers le processus de la CNV nous cheminons pour retrouver cette liberté de choisir ce qui nous convient au lieu de subir des attentes auxquelles nous n’avons aucun désir de répondre, car elles ne correspondent probablement pas à nos besoins et heurtent notre vision des choses et nos valeurs profondes.  

 

 

 

 

 

 

Oser dire ce qui est important pour nous

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Exprimer nos limites, quitte à ce que l’autre ne soit pas d’accord ou ne partage pas notre point de vue est un acte sain, de respect et d’estime de soi et même de l’autre parce qu’on est authentique avec nous et avec lui.

L'un des apports fondamentaux de la Communication Non Violente est de prendre conscience des conditionnements culturels, éducatifs et sociaux qui nous empêchent de nous exprimer et qui sont discordants par rapport à notre façon d’appréhender l’existence et par rapport à nos valeurs, afin de pouvoir verbaliser nos besoins profonds et agir en cohérence par rapport à ce que nous sommes.

Et cela nous permet de nous connecter à l’autre en étant vrai, aligné par rapport à ce que nous ressentons, dans notre cœur, et à ce que nous pensons. La CNV utilise le langage d’une certaine manière ainsi qu’un savoir-faire communicationnel pour faire comprendre à l’autre ce que nous souhaitons vraiment, en prenant en compte ce qu’il peut entendre, sans renoncer à ce qui est important pour nous.  On prend ainsi la responsabilité de nos propres émotions et ressentis.

Les 4 étapes de la démarche de CNV

Le processus de la communication non violente repose de sur l’expression de ses sentiments et sur une prise de conscience de ses besoins, de ce qui se passe en nous avant de communiquer. Ce processus se décline en 4 étapes : O-S-B-D.

O- La première étape est d’observer ce qui se passe dans une situation donnée et d’en parler aussi objectivement que possible, sans faire de généralisations ni de jugements. A ce propos, Marshall Rosenberg, le créateur de cette approche, affirme que« les jugements portés sur  autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis ».

S- Partager avec l’autre nos émotions et nos sentiments est la 2ème étape, qui donne une lecture de ce qui se passe en nous et facilite la création du lien empathique avec autrui. Nos émotions expriment des besoins satisfaits (à travers nos sentiments positifs) ou insatisfaits (à travers nos sentiments négatifs) et aident l’autre à s’ouvrir et à être dans une posture d’écoute.

B- Dans un troisième temps, il est recommandé d’identifier et d’exprimer les besoins qui ont fait naitre ces sentiments pour pouvoir les satisfaire. Verbaliser permet de gérer nos émotions et donne la possibilité à l’autre de pouvoir y répondre. Si nous tombons dans le jugement, le reproche, et la stigmatisation, l’autre aura comme premier réflexe de se défendre, de battre en retrait ou d’attaquer; Il n’est pas dans de bonnes dispositions pour entendre notre faim émotionnelle, notre besoin inassouvi, car le projecteur est mis sur lui et pas sur nous. Il sera bien plus réceptif si nous parlons de notre propre ressenti.

D- Lors de la dernière étape, il s’agit que chacun exprime une demande (et non une exigence)  aussi clairement que possible et formulée d’une manière positive pour que l’autre puisse y répondre et que notre vie soit plus agréable et nos interactions plus efficaces.

La communication non violente est une approche qui a pour conséquence directe d’améliorer la qualité de la vie dans tous les domaines : au travail, au sein de notre famille, en couple, avec nos amis, dans les interactions sociales quotidiennes. Ces clés communicationnelles et relationnelles favorisent des relations sereines, harmonieuses et positives pour tous.

 N’attendons pas que les autres devinent nos besoins, exprimons-les. Ainsi nous évitons de porter des jugements hâtifs autant que faux sur ceux qui nous entourent. Je vous propose un petit exercice pour conclure : la prochaine fois, quand vous exprimez un jugement ou que quelqu’un vous juge, essayez de déterminer le besoin inassouvi qui a provoqué ce comportement (autonomie, reconnaissance, proximité, soutien, amour, empathie, sécurité, respect, confiance…) ! Vous verrez à quel point cela vous simplifiera la vie.